« Quand la cause est trop forte, attaquons les effets. »
Ch. d’Avray
Biribi, Biribi, c’est là-bas en AfriqueOù de robustes gars sont enrégimentés,De ces gars qui n’ont pas la foi patriotiqueEt qui sous les drapeaux restent des révoltés.variante 1C’est le grand rendez-vous des épaves humainesQui ne sont que les fruits de notre sociétéS’il fallait de ces fruits en rechercher les grainesIl nous faudrait fouiller toute l’humanitévariante 2Biribi doit sa vie à la ploutocratie,Ces putains de bourgeois lui font encor crédit.Que peut-on espérer d’une démocratieQui croit au bonheur dans un régime pourri !RefrainAbolissez les bagnes militaires,Où tant de gars laissent encor leur peau.Abolissez ces gouffres sanguinaires,Au fond desquels baigne votre drapeau.Pour une fois soyez humanitaires,Abolissez les bagnes militaires.Biribi, Biribi, c’est là-bas en AfriqueOù la pédérastie est à l’ordre du jour,L’homme y supporte tout sans la moindre répliqueDe la torture au vice il passe tour à tourC’est le nec plus ultra de la Grande Débauche,C’est le nouveau foyer des mœurs d’inquisition,C’est le point noir lointain qui sabote l’ébaucheD’un progrès espéré par les révolutions.au refrainBiribi, Biribi, c’est là-bas en AfriqueOù l’on entend encor les fers broyer des os,Où du matin au soir travaillant sous la trique,Combien de vos enfants ont creusé leurs tombeauxDe l’ignoble chaouch, cruelle est la rancuneL’art de martyriser souligne sa fonction,Pendant ce temps messieurs, du haut d’une tribuneVos élus vont parler de civilisationau refrainMais votre Biribi, n’est pas rien qu’en Afrique,Eh quoi ! vous paraissez à ces mots ébahis,Tous les casernements de votre république,Sont vous le savez bien des autres Biribi.Allons reconnaissez que vos erreurs grossièresVous ont fait accomplir des monstruosités,Drapeau, Propriété, Capital et FrontièresOnt toujours entravé toutes nos libertés.au refrain