1C’était un soir dans un bistroDu quartier du Hallot,Un gros richard vient comme un fouSans dépenser un sou,Disant au chef de la maisonJ’voudrais voir tes pigeonsLe tenancier, l’air hébété,Répond sans hésiterÀ c’nigaud, de cagotVa t en voir mes carnots.(refrain)Va maboule, va maboule, va !Derrière le restaurantVa voir l’éléphant blancAh !Va maboule, va maboule, va !Va dans le poulaillerPour te faire prisonnier.2Par les clients du restaurantTout d’un coup l’on entend,Qu’un vilain rât est pénétréAu sein du poulailler,Sautant, grimpant sur les paroisJetant des cris d’putois,Mais se calmant, ce sauvageonDans sa cage ce vieux « con »,Par les gens du bistroIl fut libre aussitôt.3Croyant de vaincre la riséeDevant le juge de Paix,Au tenancier d’l’Éléphant Blanc,Il réclame trois cent francs,Ce dernier à l’ex-prisonnierEn réclame un millier,Et tous ces bons et pieux copainsLe laisse dans l’pétrin,Depuis lors, l’populoSe fout de ce cagot.4Depuis c’t’aventure à TourcoingOn rit dans tous, les coinsQue ce bon rât d’église enfinN’a pas eu le nez finCar il fit rire, ce maladroitMême les hommes de loisEt tous les lecteurs du « Combat »Avec cette comédiaCar il se souviendraDe ce fameux jour-là.
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Le Rat d’église
anonyme
Texte anonyme (1912). Sur l’air « Viens Poupoule » créé par Félix Mayol (1872-1941)en 1902 sur une adaptation du musicien Henri Christiné (1867-1941) et du parolier Alexandre Trébitsch (1862-1937) de « Komm Karlineken » (1898), un air allemand d’Adolf Spahn.
Paru dans Le Combat (1912-1914), année 1, nº 24 (5 octobre 1912).